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OPENING OF THE ARCHIVES IN LEBANON


 Sunday 9 June 2013*
Archives open their doors to the public
مومعلل اهباوبا حتفت تاظوفحلماو فيشرلأا
Visit archival institutions and learn how they help us to understand our past and present
يذلا مهلما رودلا لىع اوفرعتو ةفشرؤم داوبم ظفتحت يتلا تاسسؤلما اوروز انضراحو انيضام مهف لىع انتدعاسلم تاسّسؤلما هذه هبعلت
An-nahar
Arab Center for Architecture
Arab Image Foundation
Instituto Cervantes de Beirut
IRAB Association for Arabic Music
Lebanese National Library
UMAM Documentation & Research
راهنلا
ةرماعلل بيرعلا زكرلما
ةروّصلل ةّيبرعلا ةسّسؤلما
تويرب في ستنابرث دهعم
ةيبرعلا ىقيسوملل برِع ةيعمج
ةينانبللا ةينطولا ةبتكلما
ثاحبلأاو قيثوتلل ممأ
Participating Institutions ةكراشلما تاسسؤلما
*Some institutions will open on the 8th or 10th of June, please see overleaf for more details.
جمانبرلا ليصافت ةعجارم ىجري ،ناريزح 10 وأ 8 في اهباوبا حتفتس تاسسؤلما ضعب*
Under the patronage of the UNESCO Beirut Office
CELEBRATE INTERNATIONAL ARCHIVES DAY IN LEBANON
نانبل في فيشرلأل يلماعلا مويلاب لفتحإ


Le Mariage Civil


 
 
 

The Petition

عريضة الزواج المدني في لبنان
 
 
إيماناً منّا بأنّ المواطنة فعل إيمان، و رغبةً صادقة بالانتماء للوطن، و انطلاقاً من شرعة حقوق الإنسان، و احتراماً لأسمى المشاعر الإنسانية المتمثلة بالحب، العابر للحدود و الثقافات و الطبقات الاجتماعية و الأهم، العابر للمنطق الطائفي البغيض الضيق
 
 نطالب أصحاب القرار في لبنان، و على رأسهم فخامة رئيس الجمهورية، المؤتمن على الدستور، الحامي للمعنى الحقيقي للبنان الكيان، بالمضي قدماً و التوقيع على وثيقة زواج خلود و نضال، المتحررين من سجن الطائفية البغيض، إلى رحاب المواطنة تحت سقف الدستور، و من ثم تشريع الزواج المدني الاختياري، حقاً أصيلاً لكل إنسان، ارتضى أن يكون تحت سقف قانون مدني، عابر للطوائف و المِلَلْ، دون أن يتعدى على حق أي إنسان آخر، يرى في المحاكم الشرعية و الروحية و الكنسية طريقة عيش، و أسلوب حياة
 
إذا بقينا منتمين لطائفة، بقينا أبد الدهر أقلية، و فقط عندما ننتمي للوطن، نصبح حقّاً أكثرية، و يصبح لنا وطن حقيقي اسمه لبنان

Sign petition

 



Problème de l'hippodrome Phénicien


Le ministre de la culture a finalement mis en exécution sa décision prise en août dernier : faire détruire les cales sèches du port phénicien à Mina el Hosn. S’il a attendu tous ces mois, c’est tout simplement pour dénicher « la perle rare », un spécialiste qui lui assure la « couverture scientifique ». Mais il n’a jamais voulu, lui-même, faire appel à une commission de spécialistes comme l’exigeait l’UNESCO et l’ICOMOS.  C’est l’entrepreneur (n’est-ce pas louche ?) qui a fait appel à deux « archéologues », Hans Curvers qui a commis les plus grands massacres de sites archéologiques à Beyrouth et dont nous avions réclamé  l’expulsion depuis 1996, et un illustre inconnu, un certain Perdersen qui a assuré le rapport « objectif » sur lequel s’est appuyée la commission de « grands archéologues et conseillers » pour écrire le sien et fournir au ministre « l’alibi » dont il se targue.

Nous avons lu les deux rapports « scientifiques » qui trahissent, chacun de son côté, une mauvaise fois évidente qui leur fait perdre toute crédibilité. Ceci est d’autant plus probant qu’ils n’ont pas été écrits avec la sérénité et l’impartialité nécessaire pour un rapport objectif digne de ce nom, et nous mesurons nos propos.

Le rapport de Pedersen :

Il est impossible de travailler avec le ministre de la culture et son équipe si l’on n’accepte pas de se faire écraser par l’engrenage de la machine infernale qu’ils ont instituée depuis plus d’un an (chantage, menaces, pressions, mensonges, sanctions à l’égard des fonctionnaires honnêtes, destruction en cachette de très nombreux monuments à Beyrouth comme les Termes de Saifi ou le grand temple de Jemmayzé, et nous n’irons pas plus loin pour l’instant.). Or, M. Pedersen a un grand projet au Liban. Il est peut-être le seul à avoir reçu l’accord du ministère. Nous sommes donc en droit de nous poser des questions et de douter de son objectivité, surtout que de nombreux autres archéologues se sont manifestés et ont écrits des rapports sur le site de Minah el Hosn mais ils n’ont été accueillis que par le mépris.

En lisant le rapport de M. Pedersen nous avons ressenti beaucoup de pitié pour lui. Il est clair qu’il cherche à nous prouver, coûte que coûte, que le site de Minah el Hosn n’a rien d’une installation portuaire. Pourquoi donc cet   acharnement si inhabituel dans notre domaine ?

L’auteur du rapport commence par définir les critères généraux qui font qu’un port est considéré comme port et militaire. Citons à titre d’exemple « l’emplacement du site qui doit être protégé contre le vent » ; mais bizarrement M. Pedersen n’a pas remarqué, pression oblige, que le site en question se trouve sur la côte nord de Beyrouth, or c’est généralement l’emplacement le mieux protégé sur la côte est de la Méditerranée où le vent souffle habituellement du sud-ouest.

Dans un autre paragraphe (n°4) il affirme que les cales sèches doivent être longues et étroites. Il n’a pas du voir que ces critères s’appliquent exactement au site de Beyrouth. D’ailleurs, il ne tarde pas à se contredire dans le paragraphe n°6 quand il affirme solennellement que « le site ne constitue pas des bassins pour la construction des navires ». Pourquoi ? « Parce que ces tranchées sont inutilisables, elles sont très étroites ».

Quand au fonctionnement de l’installation (deuxième critère) il est expliqué comme nous si devions avoir sur le site la construction entière. De toute évidence il y avait une construction au-dessus des tranchées, mais le fait de ne pas les découvrir ne veut pas du tout dire qu’elles n’ont jamais existées.  Des encoches symétriques soigneusement taillées sont bien visibles aux deux bords de chaque cale sèche. On s’en servait pour y encastrer l’échafaudage en bois. Pourquoi M. Perdersen ne les a pas vues ? A-t-Il vraiment visité le site ? Pourquoi a-t-il évité la comparaison entre le site de Beyrouth et le port de Carthage par exemple ?

Nous pouvons décortiquer et démanteler ainsi le rapport de Pedersen, paragraphe après paragraphe et phrase après phrase. Contentons-nous de rappeler que ses critères théoriques ne s’appliquent jamais ensemble sur tous les ports qu’ils soient phéniciens, grecs ou romains. Mais ce qui nous semble le plus surprenant c’est la phrase de la fin où l’auteur du rapport s’est senti obligé de se justifier : « je témoigne que j’ai examiné les preuves en provenance de Bey 194 avec objectivité et impartialité… ».  Peut-t-on vraiment prendre ce rapport au sérieux ?

 Le rapport de «la commission d’experts »

Ce rapport respire le cynisme et le mépris et trahit par le fait même l’identité de son auteur qui n’a jamais admis que d’autres libanais aient osé se spécialiser en archéologie, son « domaine divinement réservé ». Les quelques archéologues libanais qui ont fait des rapports remarquables en termes de sérieux et d’objectivité sont successivement démolis par des affirmations gratuites sans la moindre preuve ni le soupçon d’une référence respectable.

Le premier, celui qui a fouillé le site, a dévoilé au grand jour l’existence de l’installation portuaire. L’ancien ministre de la culture, Salim Wardé, convaincu de l’importance de la découverte et se référant à un rapport paraphé l’archéologue responsable à la DGA, a inscrit les vestiges dans l’inventaire des monuments historiques. Mais le ministre actuel a commencé, depuis la formation de sa « commission », une campagne de harcèlement contre l’archéologue, parce qu’il est « admis » chez le ministre Layoun et ses « experts » que tous les vestiges découverts à Beyrouth doivent disparaître et le plus vite possible avant que les médias s’en emparent. (Un site par mois, en moyenne, est démantelé et jeté à la mer sans aucune publication scientifique). Depuis, le jeune archéologue   n’a cessé de subir une sanction après l’autre : mutation punitive, suppression du tiers de salaire, menaces de rompre le contrat (chose faite depuis une semaine), etc., pour l’obliger à renier son premier rapport et accepter la théorie « de la carrière », élaborée depuis le mois d’août 2011 par les « experts » du ministre. Exaspéré, l’archéologue remet au ministre un rapport de provocation avec un verset coranique comme introduction et sur ce rapport que la « commission » s’est référée pour le saquer.

La deuxième, est spécialiste en archéologie sous-marine, autrement dit beaucoup mieux placée que tous ceux qui entourent le ministre pour juger de l’importance du site et de son identité. Mais la réponse de « la commission » à son rapport se limité à des affirmations gratuites méprisantes et haineuses sans référence ni à un autre site ni à un ouvrage spécialisé. Ce qui prouve que les « experts » n’ont pas lu le rapport de cette spécialiste ou pire encore ils font preuve d’une mauvaise fois qui crève les yeux.

Un troisième, aussi docteur en archéologie, a écrit un rapport qui d’après « la commission » « montre une incompréhension totale et une lecture erronée…» (Rien que cela). Pourquoi ? Parce qu’il a eu « l’audace » de soutenir une thèse de doctorat qui corrige les erreurs commises dans la thèse de l’auteur du rapport soumis au ministre. Une occasion en or pour la revanche.

Dans les trois premières pages (sur quatre) la commission a voulu « discréditer » tous les rapports établis avant celui de Pedersen. Tous ? Evidemment non. La commission « très objective et très scientifique » a omis de citer par exemple le rapport de Jean-Yves Empereur, l’un des plus grands spécialistes et l’une des plus grandes références en la matière. Directeur de recherches au CNRS de France, Empereur est l’inventeur du Phare d’Alexandrie et directeur du centre des recherches maritimes dans la même ville. Il a effectué plus d’une prospection archéologique sous-marine au Liban (Tyr et Jbeil) et connaît mieux que quiconque les sites méditerranéens.  Ce grand spécialiste affirme dans son rapport que le site de Beyrouth est, non seulement une installation portuaire, mais aussi unique en son genre.

Pourquoi donc la commission si « scientifique » a totalement ignoré ce rapport ?

Et qu’en est-il du rapport de Mme Kaliopi Baika, docteur en archéologie maritime aussi et travaille au ministère de la culture en Grèce. Elle voit dans l’installation de Mina el Hosn un site exceptionnel en Méditerrané et déconseille fortement de ne pas le déplacer pour qu’il ne perde pas sa valeur archéologique.

Et les rapports du professeur David Blackman de l’université d’Oxoford, de Mme Ana-Maria Busila de l’université roumaine de Iasi, de Mme Marguerite Yon, ancienne directrice de la Mission archéologique française de Salamine et Kition à Chypre et de Ras-Shamra-Ougarit (Syrie) ?

Tous ces grands spécialistes aux yeux de la commission « très scientifique » du ministre ne font pas le poids face à Hans Curvers, le massacreur de l’archéologie de Beyrouth et à l’illustre inconnu M. Pedersen.

En s’appuyant sur une seule phrase du rapport Pedersen la commission passe dans son rapport au verdict « solennel et divin » : « l’attribution de ces vestiges à un complexe portuaire n’est pas scientifiquement justifiée ». Il est vrai que le ridicule ne tue pas. Une commission formée d’un professeur de langues anciennes, d’un architecte et d’un médiéviste dont la thèse a nécessité une autre thèse pour la corriger, ose mépriser plus de dix rapports établis par de grands scientifiques libanais et étrangers pour nous « convaincre » que l’installation portuaire phénicienne n’est ni installation portuaire ni phénicienne.

Dans leur conclusion, les « grands scientifiques » du ministre essaient encore une fois de se moquer du monde. Ils nous prouvent qu’ils sont bien renseignés. « Le port phénicien de Beyrouth a été localisé en 1994… près du Tell. » Autrement dit, toujours d’après les   « scientifiques », le site de Mina el Hosn n’a rien d’une installation portuaire puisque le port est ailleurs.  Ils ignorent donc ce que nos étudiants en première année d’archéologie connaissent, à savoir que toutes les villes maritimes phéniciennes étaient toujours dotées de deux ports, surtout à partir du moment où l’on a commencé la construction de navires militaires. Minah el Hosn est d’ailleurs situé à quelques dizaines de mètres du Quartier Phénicien.

Dans le paragraphe B, les «grands scientifiques » nous affirment que « les tranchées sujet de l’étude se trouvent en plein contexte d’une carrière de pierres… ». Cette théorie de « la carrière » est d’une gravité effrayante. Certes, des pierres ont été extraites du promontoire rocheux mais il est impossible de dire si c’est opération a eu lieu avant ou après la construction des cales. De toute façon, cela ne change en aucun cas la donne, ne nuit pas à l’identité portuaire du site et ne justifie nullement le démantèlement sauvage qui lui a été réservé, suite au rapport écrit par ses « grands » et paraphé par le même archéologue responsable de la DGA. (Quelle crédibilité ?)

Dans le grand temple de Baalbek, il est bien visible qu’on a extrait des pierres du rocher qui fait partie, par endroit, du mur même du soubassement. On observe la même technique dans le temple de Baal à Faqra. Que dire du « rempart phénicien » de Batroun ? Il n’est rien d’autre que le résultat d’une immense carrière.

Faudra-t-il détruire ces sites et beaucoup d’autres parce qu’on en a extrait quelques pierres ?

Avec le zèle anti-patrimoine dont font preuve le ministre et ses « scientifiques » il est franchement légitime de se poser des questions quant au sort qu’ils pourront réserver un jour à l’un ou l’autre de ces sites. M. Layoun est en effet persuadé qu’il est entouré des « meilleurs archéologues du Liban et du Proche-Orient. » Il a ses « scientifiques », les dieux du patrimoine.  Il vit dans une coquille bien verrouillée. Il ne peut donc pas comprendre combien la vraie science l’a tellement ridiculisé et son équipe avec lui.

« Quand la science pale, avez-vous écrit monsieur le ministre, ceux qui vivent dans la cohue doivent se taire ». Les grands spécialistes libanais et étrangers ont tous dit leur mot mais n’avez pas voulu les écouter. Pourquoi ? Pour l’intérêt national ? Certainement pas, et cessez donc de vous cacher derrières les accusations politiques parce que de nombreux intellectuels commencent à avoir honte de dévoiler leur appartenance à notre courant.

La science a parlé monsieur le ministre, mais si vous n’avez pas le courage de démissionner ayez au moins la décence de vous taire.

Dr. Naji Karam
Professeur d’archéologie phénicienne
Ancien chef du département d’Art et d’Archéologie (UL)

Libnanews Dr. Naji Karam : L’installation portuaire phénicienne et le rapport de la honte



La DLO à L'orient Le Jour


LE RETOUR AUX SOURCES DE NAOUM ABI RACHED

La « Diaspora libanaise overseas », une nouvelle ONG au service du pays qui fait tache d’huile, créée par Naoum Abi Rached

Le Liban sera-t-il sauvé un jour par la société civile ?
Le retour aux sources. Chacun l’effectue à sa manière, surtout lorsqu’on a tourné le dos au pays pendant de longues années, dégoûté ou déboussolé par les événements qui s’y succèdent, au point d’en oublier son histoire et les différents âges d’or.
Naoum Abi Rached s’est réconcilié avec son Liban après 30 ans d’absence. Trente ans dans les affaires. Trente ans à bourlinguer d’un pays à l’autre, implantant ses huit sociétés de prêt-à-porter de luxe en Europe, en Russie, en Inde, en Turquie, dans les pays arabes, mais jamais au Liban. Trente ans passés à Paris d’abord, puis à Milan et enfin à Paris.
Pris d’une crise existentielle à la suite d’un problème familial, il se pose d’un coup et réfléchit. Il arrête toute activité, retourne à Paris, ne s’occupe que de ses deux filles, renoue avec ses compatriotes, rencontre des personnalités libanaises dans tous les domaines et s’intéresse de nouveau au Liban. « Pourquoi le Libanais réussit partout dans le monde entier alors que le pays n’a pas un lobby actif, une existence réelle sur le plan international ? » se demande-t-il. La diaspora ne devait pas être un vain mot pour lui et il décide, en 2010, de regrouper d’abord les Libanais de France, ensuite ceux des autres pays au sein d’une association qu’il baptisera « Diaspora libanaise overseas ». Une ONG apolitique, « puisqu’il n’y a pas de vraie politique dans le pays ; aconfessionnelle, ouverte à tous. Aujourd’hui, au bout d’un an d’activité, son association compte 700 membres en France, 5 000 adhérents sur le site (www.diasporalibanaise.com) et les réseaux sociaux. Des intellectuels, des entrepreneurs, des hommes d’affaires, mais aussi beaucoup de jeunes, tous vivant en France. « Il nous fallait d’abord consolider une base avant de s’ouvrir à d’autres pays. Maintenant c’est fait, « Diapora libanaise overseas » commence à accueillir des Libanais des autres pays d’Europe et d’ailleurs.
Les objectifs sont ambitieux : renforcer le réseau interprofessionnel libanais et franco-libanais ainsi que dans les pays d’adoption – pour cela, un annuaire interprofessionnel est créé sur le site et fonctionne à bloc ; créer une structure d’accueil et de conseils juridiques, financiers, sociaux et culturels pour tous (stage, aide à l’emploi, etc.) ; encourager et promouvoir le talent des Libanais et la créativité dans les domaines littéraires, artistiques, sociaux, scientifiques, sportifs et autres ; donner la priorité aux jeunes en organisant, entre autres, des rencontres ; inciter les personnes d’origine libanaise dans les différents pays à participer à la vie économique, sociale, politique et culturelle ; développer l’esprit national et le dialogue au sein de la communauté, loin de toute considération religieuse ou politique ; encourager l’enseignement et l’apprentissage de la langue arabe et l’approfondissement de la connaissance de l’histoire et du patrimoine libanais ; créer la maison de la diaspora, un lieu de rencontre indispensable.
Pour cette première année d’activité, l’association a organisé plusieurs rencontres, des conférences sur le patrimoine, des expositions, des concerts. « Il s’agit de manifestations qui attirent de plus en plus de monde et qui nous font connaître », souligne Naoum Abi Rached.
Les projets pour 2012 : une exposition consacrée à des créateurs de bijoux, une soirée destinée aux jeunes et une conférence internationale regroupant, pendant deux jours, des spécialistes qui viendront parler de sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel, et enfin un concert à l’Unesco (Paris).
Parallèllement, « Diaspora libanaise overseas » se prépare à ouvrir une antenne au Liban pour une collaboration sérieuse avec les ONG locales. Un projet de plantation d’arbres dans la forêt est déjà en cours. En perspective également, la participation à la lutte contre les incendies avec la possibilité d’achat d’avions bombardiers. « Il nous faudra sauvegarder ce qui peut encore l’être, insiste Naoum Abi Rached qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin avec ses camarades en s’ouvrant au mouvement engagé sur place par la société civile. Parce que, pour lui, « le Liban n’appartient à aucune communauté, ce sont plutôt elles qui forment le pays ».
Quid du financement des projets et activités ? « Ce n’est certainement pas la cotisation annuelle de 12 euros de chaque membre de l’association qui peut constituer des fonds, confie-t-il, mais nous avons déjà des sponsors sérieux, et comme nous comptons beaucoup de chefs d’entreprise parmi nous, nous travaillons sérieusement, chacun dans son domaine, tant sur la structure que sur la communication et les projets. »
Aujourd’hui, Abi Rached a réussi à impliquer, dans son engagement, ses deux jeunes filles qui n’ont jamais connu le Liban et qui, maintenant, y viennent souvent avec lui qui restaure déjà l’ancienne demeure familiale dans son village natal pour ses récents séjours, mais surtout pour un retour définitif. Un jour...
La société civile sera-t-elle en définitive l’espoir du Liban là où les politiques et tout genre de responsables ont échoué ?

M.C.
L'Orient Le Jour du Lundi 27 Août 2012



Ouverture d'un Centre du Patrimoine Musical Libanais le 6 octobre 2012


 

CULTURE

Bientôt un centre du patrimoine musical libanais

samedi, août 11, 2012

 

Un centre du patrimoine musical libanais (CPML), parrainé par le compositeur Gabriel Yared, sera inauguré le 6 octobre 2012 sous le patronage du chef de l’État. Il s’agit d’un centre d’archives et de documentation consacré aux compositeurs et interprètes libanais résidant au Liban ou à l’étranger, vivants ou disparus, et sera situé au cœur de la forêt de pins du Collège Notre-Dame de Jamhour. 
Cette initiative a vu le jour suite à la publication de l’ouvrage Compositeurs libanais XXe et XXIe siècles de Zeina Saleh Kayali et Vincent Rouquès, paru aux éditions Séguier, à Paris en novembre 2011, qui répertorie 132 compositeurs libanais de musique savante et présente à travers des fiches individuelles, leur biographie et leur catalogue musical. 
Le CPML fonctionnera en partenariat avec l’Institut mémoires des éditions contemporaines (IMEC) de Caen en France 
(www.imec-archives.com) 
Il ne s’agira pas seulement d’un lieu de conservation d’archives (partitions, photographies, correspondance, objets, archives audiovisuelles, programmes de concerts, dossiers de presse, etc.), mais ce sera également un centre de documentation, lieu vivant dont le but est de faire connaître la musique savante libanaise dans son ensemble, souvent injustement ignorée. Le but est également de sensibiliser le public libanais à son patrimoine musical en organisant différentes manifestations musicales et aussi d’offrir aux interprètes, aux étudiants, aux chercheurs, ainsi qu’au grand public un espace de consultation et d’écoute musicale où ils pourront avoir accès à des partitions ou autres documents concernant les compositeurs et interprètes libanais.

 

Source: l'Orient-Le Jour



Lettre ouverte au ministre de la culture,dilapidation du patrimoine


Objet: Lettre de  démission du directeur des fouilles du site du Port Phénicien Hisham Sayegh, en date du 27 juin 2012, distribuée aux médias, traduite de l'arabe 

Lettre de démission du directeur des fouilles du site du Port Phénicien Hisham Sayegh, en date du 27 juin 2012, distribuée aux médias, en arabe.

 

Lettre Ouverte au Ministre de la culture Monsieur Gaby Layoun.

 

Jamais l’archéologie au Liban n’a assisté, depuis les siècles derniers, ni durant les guerres des époques anciennes, ni durant l’invasion israélienne de Beyrouth et ses bombardements, à une destruction comme celle à laquelle elle assiste depuis votre prise de fonction au ministère de la culture.

 

En vain, j’essayai de me convaincre que la destruction des sites archéologiques et des demeures traditionnelles n’avait aucun lien avec vous, et que l’archéologue contractuel, Asaad Seif, proche de vous, habitué à enfreindre et détourner les lois au sein de la Direction Générale des Antiquités ou DGA, était à l’origine, à votre insu, de la destruction des trésors du Liban.

 

Ainsi, et en espérant qu’une réparation permettrait le retour des choses à la normale, je me suis imposé un silence amer en subissant vos reproches et vos pressions, la dernière en date étant votre refus de signer le renouvellement de mon contrat à la DGA, sans aucune justification, et ce seulement parce que j’étais cet archéologue qui a découvert en l’an 2011 le site du port phénicien sur la parcelle n° 1398 à Minet El-Hosn, et qui a rédigé un rapport scientifique à ce sujet et a voulu préserver le site.

 

Partant de mes principes de croyance en Dieu, dans le Liban, dans l’État et dans la loi, j’ai refusé avec les précédents ministres de la Culture les pots de vin qui nous ont été proposés généreusement par la société VENUS propriétaire dudit bien-fonds afin que nous acceptions de falsifier et détourner la vérité scientifique sur l’origine et l’importance de cette découverte au cœur de la capitale Beyrouth.

 

Mais ce dont j’ai été témoin hier et dont ont été témoins les Libanais, à travers les médias, d’une telle destruction programmée de ce site phénicien, avec votre accord, et d’un tel rasement en quelques minutes de monuments et de vestiges qui datent de milliers d’années, tout cela ne m’a pas seulement fait mal, mais m’a transpercé comme une balle, qui ne m’a pas épargné pour que je survive, ni tué pour que je rejoigne les vestiges de ma patrie.

 

Monsieur le ministre de la Culture Gaby Layoun,excusez-moi, je ne peux plus rester ce témoin muet, de la Direction Générale des Antiquités (DGA), sur la destruction des vestiges de mon pays et la falsification de leur identité, plutôt que d’être celui qui veille sur sa protection, le préservant afin de le transmettre aux générations futures

 

Ainsi j’ai décidé de m’adresser, à travers cette lettre, à la nation, à la Justice et à l’Histoire, annonçant ma démission de mes fonctions à la DGA en espérant que les Libanais et l’Histoire excuseront mon incapacité de préserver les vestiges de mon pays au sein de la DGA, qui à travers des pratiques illicites exercées depuis votre prise de fonction, est devenue désormais faible et marginale à travers la publication de rapports faussés et non scientifiques pratiqués par des décideurs pour détruire les sites historiques les uns après les autres. 

 

Sur ce, j’espère que vous considèrerez ma lettre comme information auprès des autorités judiciaires compétentes. 

 

Beyrouth, le 27 juin 2012

 

L’archéologue Hisham Sayegh



Le Conseil d'Etat suspend le démantèlement


Hippodrome Romain de Beyrouth: La Justice suspend la décision de démantèlement suite au recours de l’APPL

 

Manifestation de l'APPL pour la sauvegarde de l'Hippodrome Romain et le Port Phénicien de Beyrouth© Francois el Bacha

 

Le Conseil d’Etat libanais a décidé de la suspension de la décision n˚ 849 du 14 février 2012 du ministre de la Culture Gaby Layoun, décision qui était en faveur du démantèlement de l’Hippodrome Romain de Wadi Abou Jmil à Beyrouth afin de permettre la construction d’un projet immobilier sur le site et cela suite au recours en justice intenté par l’Association pour la Protection du Patrimoine Libanais (APPL): une première au Liban.

 

Pour rappel, cette décision du ministre de la Culture allait à l’encontre du rapport de la DGA qui soulignait la nécessité de la conservation des ruines in-situ et également à l’encontre des décisions de son prédécesseur Tamam Salam qui avait inscrit l’Hippodrome sur la Liste Officielle Libanaise des Monuments et Sites Classés et Inscrits Monuments Historiques, par décision publiée le 10 septembre 2009 dans le journal officiel(2). En outre, nous sommes ici devant un cas où les intérêts privés sont privilégiés par rapport à l’intérêt public, ce qui met les autorités libanaises pourtant garantes de la sécurité du patrimoine national en infraction avec leurs propres lois et procédures.

Selon l’avocate de l’association Carla Cherfane, précédemment interviewée par Libnanews, la décision aujourd’hui suspendue viole tant les règles du droit local que les règles du droit international, rappelant que le classement d’un site impose aux propriétaires de ne pas entamer des travaux sans aviser deux mois à l’avance la DGA, seule autorité compétente de délivrer une autorisation préalable. Maitre Carla Cherfane avait également souligné les différents vices de procédures de la décision du ministre de la Culture Gaby Layyoun. Maitre Raoul Sfeir, avocat spécialisé en droit international rattaché au barreau de Paris, et membre actif de l’APPL, avait souligné de son côté, que la décision du ministre Layyoun violait les différentes dispositions des conventions internationales telles que la Convention de l’UNESCO pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972, les chartes de l’ICOMOS de 1964 et de 1990, ainsi que les nombreuses recommandations de l’UNESCO insistant sur la nécessité de sauvegarder les ruines in-situ et d’éviter tout déplacement, démantèlement et altération de celles-ci.

La société civile, dont le rôle est souvent ignoré voire même dédaigné, peut se permettre d’espérer, qu’avec des citoyens bien intentionnés animés par leur amour pour la patrie et par une bonne volonté, que les diverses luttes pour la protection de leur identité et de leurs droits civils ne resteront pas vaines.

 


Source: Libnanews


Ghassan Tuéni - SURVIVANCE DES ECRITS


 

SURVIVANCE DES ECRITS

Mercredi, juin 13, 2012

 

Les êtres meurent, mais leurs écrits les aident à survivre.

Certes, le départ de Ghassan Tuéni est une grande perte pour sa famille, son entourage et le Liban, mais la fin de notre passage sur terre est inéluctable, puisqu’elle est inscrite irrémédiablement dans notre condition humaine. La seule manière de l’affronter demeure la croyance et la foi. Le mystère de la mort n’a été et ne sera jamais rationnellement élucidé, puisque l’avant et l’après restent inconnus et relèvent d’une « autre vie ». Beaucoup de beaux écrits spirituels, poétiques et mystiques, depuis le début de la conscience humaine, ont été publiés à ce sujet pour apaiser notre douleur et atténuer notre peine.


Ghassan Tuéni, en franchissant le mur du silence le 8 juin 2012, entre ailleurs, dans une autre phase qui nous est inaccessible, et ici-bas, une autre étape, qui désormais nous appartient, celle de la mémoire des hommes à travers les souvenirs et essentiellement les écrits qu’il laisse derrière lui.


Maintenant et pour toujours, il devient ses écrits, qu’ils soient politiques ou autobiographiques. C’est pour cela qu’après avoir pleuré l’homme, il faudrait reprendre en profondeur sa pensée. Nous manquons au Liban dramatiquement, de penseurs politiques qui nous guident, et Ghassan Tuéni a réfléchi, à travers ses multiples écrits, une certaine vision du Liban éternel auquel il croit, qu’il a vaillamment défendu et qu’il a voulu transmettre.


Voilà son héritage dont sont dépositaires aujourd’hui sa famille journalistique et sa famille biologique (en y incluant sa seconde épouse qui l’a admirablement accompagné ces vingt dernières années).

L’homme est parti, son œuvre est toujours là car l’esprit de l’homme ne meurt pas. Qu’il soit sous la forme de l’âme ou de la raison, c’est le seul moyen de rester fidèlement reliés à lui.

Bahjat RIZK